Tinder ou l’ultralibéralisme de l’amour

Tinder ou l’ultralibéralisme de l’amour

Je n’aime pas les sites et autres applications de rencontre. Ni pour le sexe, ni pour l’amour. Mais poussée par le vice, j’ai essayé Tinder. Et cela ne m’a pas fait changer d’avis, bien au contraire.

Tinder, ce grand catalogue

Consulter Tinder, c’est un peu faire son marché. Comme sur d’autres sites de rencontres qui affichent clairement cet aspect mercantile, on peut “zapper” ou “liker” une personne en une fraction de seconde. Et, magie, il y aura toujours un autre profil après. Et un autre, puis un autre, puis un autre. L’infini est sur Tinder.

Cette surconsommation de l’autre, cette illusion que rien n’importe puisque l’offre est inépuisable me dérange terriblement. Cela laisse penser que l’attirance, l’amour n’a qu’une très faible valeur : nous serions tous interchangeables, ou du moins, remplaçables. Et ce, très aisément. Pourquoi, dès lors, s’emmerder ? Autant swiper !

Et les sens ?

Rencontrer quelqu’un d’une manière “old school”, dans un bar, dans la rue, au travail, laisse place à une plus grande part d’inconnu, et surtout, à nos sens. Le regard, bien sûr, mais surtout, l’odorat, le feeling. Tout cet indicible qui fait que “le courant passe”. Ou pas. Cette aura magique qui entoure une rencontre et crée le désir. Ce “feeling” qui nous fait sentir que “ça va le faire”.

De tout cela, la rencontre via des applications en est dépourvue. Et quand la rencontre physique, finalement, arrive, quel artifice que d’être face à face dans un but commun : faire l’amour ou le trouver ! Très vite vient l’obligation de jouer carte sur table et d’annoncer ce qu’on cherche, ce qu’on aime ou pas. La porte de l’intimité est forcée, la séduction mise à mal. On se met d’accord sur les termes du contrat avant même de se connaître. Il reste bien peu de place pour le romantisme !

Réseaux sociaux amoureux ou l’anti-romantisme

Tout cela ne me semble déjà pas très gai quand il ne s’agit que de sexe connecté, mais lorsque l’on parle d’amour, quel désespoir ! Quelle insondable tristesse d’avouer “on s’est rencontrés sur Tinder”. D’ailleurs nombre d’utilisateurs l’admet entre les lignes en écrivant sur leur profil “on dira qu’on s’est rencontrés dans un bar”.

Quel anti-romantisme que de reconnaître que notre histoire d’amour n’a tenu qu’à un coup de pouce à droite, parmi d’autres coups de pouce à droite ! Que dans le grands catalogue des célibataires disponibles, par chance, on a envoyé un cœur distrait à ce mec. Parmi d’autres. Mon petit cœur exalté à tendance a largement préféré raconter : “Je l’ai rencontré en voyage au Kazakhstan. J’ai eu un déclic quand il a posé sa main sur moi”, “Je l’ai rencontré dans un restaurant, je suis tombée amoureuse de lui au moment où j’ai croisé son regard”…

Alors évidemment Tinder et les autres réseaux sociaux amoureux ont permis de sensuelles rencontres et sûrement de grandes histoires d’amour. Mais choisir mon mec sur catalogue, me considérer moi-même comme un produit et pour finir, dire adieu au romantisme du récit fondateur de la rencontre : non merci, pas pour moi !

One Reply to “Tinder ou l’ultralibéralisme de l’amour”

  1. C’est le journal intime d’une fille de 12 ans ce blog ou quoi ! Je viens de tomber dessus et j’HALLUCINE tellement j’y lis des conneries. Qui est suffisamment présomptueux pour prétendre offrir au public ses pseudo rélexions, qui ne font finalement que brasser de l’air…
    C’est mal écrit en plus. Tu veux pas publier un livre ou présenter l’agreg’ tant que tu y es…
    Je faisais ça sur mon skyblog mais bon j’étais au collège, j’avais une excuse…

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